Je t'ai imaginé un peu plus grand que d'habitude, juste assez pour que tu puisses nous porter jusqu'aux nuages, qu'on se goinfre d'étoiles et qu'on se saoule à la pluie. Mais quand je me suis réveillée, tu n'avais pas grandi. Je me contenterai de ta chambre, qui est plus petite que le ciel, mais qui reste tout de même une sacré navette spatiale.
mercredi 24 février 2010
vendredi 12 février 2010
Baila
Petit, tu as grandi. Évidemment me diras-tu, il n’y a rien de plus normal. Le temps passe, les semaines et puis les mois s’accumulent en moi, je n’y peux rien, c’est ce qu’on appelle la vie. Certes Petit, certes. Mais je ne le sens pas moi, ce temps qui s’accumule. J’ai parfois l’impression de prendre un peu de poids, mais les Toblerone englouties sans arrêt ont sûrement un lien plus direct que cet inévitable passage du temps.
Pourquoi je n’ai pas l’impression de grandir Petit? J’ai cet éternel cœur d’enfant, c’est très joli dit comme ça. Ça fait peut-être de meilleurs textes, c’est sûrement très mignon de me voir penser qu’être assuré des deux côtés ça veut dire à droite et à gauche mais c’est une autre paire de manches dans la vie de tous les jours. Ce quotidien qui pèse un peu trop, qui finit par me donner mal au ventre.
Ce que j’aimerais être légère Petit. J’aimerais tant, comme plusieurs, me promener, les pieds touchant à peine le sol, ne se demandant pas le pourquoi de leur comment. Je suis prétentieuse Petit, j’ai le menton un peu trop haut, je m’attribue toutes les angoisses existentielles de ce monde. «Non! Il n’y a que moi qui vis une crise. Pas toi. Ni toi. Vous n’avez pas le droit.» Moi. Que moi. Tu ne trouves pas ça drôle Petit? Je me moi. Il y a des trucs qui ne changent pas.
Peut-être qu’un jour il y aura le déclic. Peut-être qu’un jour ces écrits de petite adolescente banlieusarde qui ne savait même pas qui était Alexander McQueen finira par grandir. Peut-être qu’elle écrira enfin quelque chose qui se tiendra debout, qui ne dégoulinera pas de déjà-vu. Peut-être Petit, peut-être.
Pour l’instant, je suis quand même une pas pire adulte sur papier. J’ai mon vrai permis, celui qui me permet de boire «un peu mais quand même pas trop tsé» et de conduire quand même. Et j’ai fait ma demande à l’université.
C’est moi qui hallucine Petit, où les temps changent? C’est moi qui hallucine petit ou c’est vrai que dans à peu près 3 mois, tu auras déjà vingt ans? Bam.
Pourquoi je n’ai pas l’impression de grandir Petit? J’ai cet éternel cœur d’enfant, c’est très joli dit comme ça. Ça fait peut-être de meilleurs textes, c’est sûrement très mignon de me voir penser qu’être assuré des deux côtés ça veut dire à droite et à gauche mais c’est une autre paire de manches dans la vie de tous les jours. Ce quotidien qui pèse un peu trop, qui finit par me donner mal au ventre.
Ce que j’aimerais être légère Petit. J’aimerais tant, comme plusieurs, me promener, les pieds touchant à peine le sol, ne se demandant pas le pourquoi de leur comment. Je suis prétentieuse Petit, j’ai le menton un peu trop haut, je m’attribue toutes les angoisses existentielles de ce monde. «Non! Il n’y a que moi qui vis une crise. Pas toi. Ni toi. Vous n’avez pas le droit.» Moi. Que moi. Tu ne trouves pas ça drôle Petit? Je me moi. Il y a des trucs qui ne changent pas.
Peut-être qu’un jour il y aura le déclic. Peut-être qu’un jour ces écrits de petite adolescente banlieusarde qui ne savait même pas qui était Alexander McQueen finira par grandir. Peut-être qu’elle écrira enfin quelque chose qui se tiendra debout, qui ne dégoulinera pas de déjà-vu. Peut-être Petit, peut-être.
Pour l’instant, je suis quand même une pas pire adulte sur papier. J’ai mon vrai permis, celui qui me permet de boire «un peu mais quand même pas trop tsé» et de conduire quand même. Et j’ai fait ma demande à l’université.
C’est moi qui hallucine Petit, où les temps changent? C’est moi qui hallucine petit ou c’est vrai que dans à peu près 3 mois, tu auras déjà vingt ans? Bam.
samedi 6 février 2010
Amuse toi de l'espagne. Elle est à tes pieds.
Tourne petite fille, tourne. Envole toi un peu, prends goût à cette liberté et enivre toi encore de l'inconnu. Laisses toi aller, ne pense plus, congédie la rationnalité. Émerveille toi de ses sourires, colle les étoiles sur ton plafond dans ses yeux et fais toi pardonner d'être aussi gamine. Enivre le. Impressionne le autant qu'il t'impressione. Parle lui de Paris, New-York, Madrid, Londres mais pas de Milan. Tu n'y es pas allée. Amuse toi de ces situations qui sont tout sauf habituelles, nourris toi de cette spontanéité qui ne t'es pas commune. Souris à cette grande chose qu'on appelle la vie, laisse la peur un peu de côté, quite à te rougir les joues avec un peu de vin. Ne pense plus aux yeux d'océan, à cette gaieté d'enfant. Laisse faire la nostalgie, imprègne toi du présent, de ces moments qui ne font que passer mais qui te grave le coeur de tant de belles chose. Accomode toi du temps qui passe jusqu'à en faire ton amie, question de vivre un peu plus en harmonie avec tous ces jours qui s'enchaînent. Vis tes 19 ans comme si tu en avais réellement 19 et non 35. Relache tes épaules, lève un peu la tête, ouvre grand tes yeux et dis lui oui. Ouvre toi, tu n'as rien à craindre.
Rien à craindre.
Tu es jeune mais ce n'est rien si tu ne le vis pas.
Vis petite fille, vis.
samedi 30 janvier 2010
This is not what I do.
Petit, it's that all right with you? Qu'on se construise quelque chose comme une histoire, qu'on invente des événements, des moments. «Te rappelles tu la fois où...?» Non, je ne sais pas de quoi tu parles. Je devais être absente et avoir laissé mon coeur traîner ailleurs. Remarque que j'aimerais bien m'en souvenir. De ces moments qui ont plus ou moins réellement existés, de cet entre réalité qui emmène complètement ailleurs. Mais tout ça est plus ou moins vrai.
Je suis toujours consciente. De ce que je dis, fais, pense. Je ne laisse rien au hasard, je suis beaucoup trop bonne en calcul pour ça. J'analyse. Tout ce que tu dis, fais, pense. J'analyse et je décortique. Chaque syllabe qui entre dans mes oreilles. Une à une, j'inspecte. J'inspecte. Pour ne rien laisser passer. D'un coup que je vienne à en manquer.
Mais ce n'est pas ça le plus important Petit. Si tu avais vu la lune tantôt tu aurais compris. Une grosse balle orangée qui illumine un peu l'esprit. Un peu trop peut-être. Mais elle en a rien à foutre la lune. Elle peut trop briller ça ne lui fait rien. Elle est à des milliers de kilomètres de mon petit coeur, elle ne l'entend pas chigner. Si elle savait. Et si toi tu avais vu. Et si tu avais été à côté de moi. Une autre fois. Il y aura une autre fois. À l'aéroport ou direction Boston/Washington/New-York. Peu importe. Avec toi. Le voyage, la Lune, la musique de ton coeur et ça irait. Tout irait pour le mieux. Et même si j'envie un peu la lune Petit, jamais je ne changerais de place avec elle.
Tu n'y es pas.
mercredi 13 janvier 2010
vendredi 8 janvier 2010
Vieux machin qui traînait dans mon sac.
Déraisonner, se laisser aller à l'illogisme le plus complet. Pour essayer de tout oublier. Même aller jusqu'à dire ce qu'on serait mieux de laisser, simplement pour chasser les points d'interrogations qui courent dans ma tête. Petit, tu as ravi mon coeur.
«There is one thing i can never give you, my heart will never be your own»
Je n'ai pas pu résister. Tu es si poli, je ne pouvais refuser.
Ensuite le spleen. Incapable d'écrire quelque chose de cohérent. Il y a des nuages qui font de l'ombre à ma logique et je suis incapable de penser normalement. C'est la grisaille dans mon coeur, il fait définitivement un temps de chien. Et je hais les chiens. Je ne suis pas Miss Météo, je ne sais pas combien de temps tout ça est supposé rester, je sais seulement que des averses sont à prévoir et que t'es mieux de mettre ton imperméable Petit. Je suis tannée de parler de météo, je parlerai donc de tes yeux, parce qu'ils ont pris la couleur du feu et que c'est la plus belle chose que la Terre n'aie jamais portée. Et je suis plus que contente d'y avoir un accès VIP même si ça fait extrêmenent peur de se mettre face à soi-même de cette manière.
Je ne savais pas quoi dire et je cherche encore mes mots. Je dois donc me taire.
Chut.
C'est fait.
mercredi 6 janvier 2010
12 ans.
J'ai envie de goûter à toutes les saveurs de crème glacée que ce monde comporte, quite à finir avec 400 livres d'overweight. Battre un record Guiness, n'importe quoi. Faire du Body surfing dans un spectacle rock. Boire une tasse de Kopi Luwak, le café le plus cher du monde. Faire un graffiti et y apposer ton tag original. Louer les services de gardes du corps dans une ville étrangère. Danser une valse au Bal de l'Empereur, au palais impérial de la Hofburg, habillée comme Sisi, avec toi. Acheter un billet aller simple pour sa destination de rêve et revenir d'une autre façon. Publier son autobiographie à compte d'auteure. Magasiner dans le quartier Seven Dials, à Londres, avec le bag boy de son choix. Passer la nuit à essayer toutes les piscines des voisins. Manger les 30 services concoctés par le chef excentrique du El Bulli, en Espagne. Débarraser la table en tirant sur la nappe. S'immortaliser en achetant une brique, un banc de théâtre ou une plaque pour financer un projet. Faire du camping sur un toît dans une grande ville. Participer à son jeu questionnaire téléviser favori. Inventer quelque chose et faire une demande de brevet. Acheter la même paire de soulier dans 10 couleurs différentes. Écrire une définition sur soi sur Wikipédia.
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